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Invitation à un Concert privé le 18 septembre 2016

12 Sep

Le 192

Le bien vivre à St-Maurice

C’est ça le hasard des rencontres ! Et le hasard fait souvent bien les choses ! Alors que j’interrogeais, il y a quelques jours, les patrons du restaurant « Les Sales Gosses », dans le cadre de la préparation de mon article sur Le Piano Jukebox, un client de ce restaurant, Franck Andrieux – qui s’est avéré être un voisin pour nous tous, puisqu’il habite rue du Faubourg de Roubaix – a entendu par hasard notre conversation ; il a alors soudainement pensé qu’il pouvait proposer un article susceptible de convenir pour notre blog et m’a, de ce fait, proposé de présenter ses soirées qui, explique-t-il, permettent de créer des liens autour de manifestations artistiques et de rencontres toujours chaleureuses. En fait, on s’est aperçu que nous avions le même but : le « bien vivre à St Maurice ».

Franck a mis généreusement sa grande maison à disposition de soirées musicales, poétiques ou artistiques car, d’une famille d’artistes, il manifeste une curiosité insatiable pour toutes les formes artistiques qui éclairent le cheminement de sa vie. Il a le souci d’un dialogue constant avec toutes les formes d’art et ces soirées lui permettent de mêler à la fois sa passion et l’amitié !

Concert-soupe

La soirée débute toujours par un moment convivial avec la dégustation d’une bonne soupe maison, offerte par Franck,  toujours faite avec les légumes frais de saison. Après le spectacle ou le concert, on se retrouve tous pour partager un repas façon Auberge Espagnole, à partir des plats et des boissons amenés par chacun ! Un prétexte aussi pour ne pas se quitter tout de suite et pouvoir parler à son aise du sujet présenté.

Les soirées ont lieu une fois par mois. Nous essayerons d’ailleurs de vous en donner le programme. Parfois, une petite participation aux frais peut être demandée, pour les artistes. Les places étant tout de même limitées, une réservation par mail est obligatoire afin de recevoir le sésame de confirmation, qui vous donnera ainsi l’adresse exacte.

Justement, le 18 septembre, un beau concert s’annonce

 

 

 Voici le carton d’invitation : Bonjour à tous, le « 192 » fait sa rentrée avec un trio d’exception, puisqu’il réunit le batteur new-yorkais Todd Capp, trop rare en France, le contrebassiste Benjamin Duboc que les spectateurs lillois connaissent bien désormais – et le clarinettiste Sylvain Kassap, l’un des « indispensables de la scène du jazz français ».

A eux trois, ils ont joué avec un grand nombre des musiciens essentiels de la cosmogonie des esprits libres, tant en France qu’en Europe ou aux Etats-Unis.
Assurément, un trio d’improvisation énergique, de liberté musicale et d’élégance joyeuse.

Sylvain KASSAP / Benjamin DUBOC / Todd CAPP

DIMANCHE 18 SEPTEMBRE 2016 – 18h30


Sylvain KASSAP
 (clarinettes) 
Benjamin DUBOC (contrebasse)
Todd CAPP (batterie)

Attention :  18h30 pour cette soirée-là !
Réservation indispensable (jauge limitée à 50 personnes) par mail à :
concert192@gmail.com
(Une réponse de confirmation vous sera ensuite envoyée)
P.A.F. : 10 euros + auberge espagnole

 Et maintenant, un peu d’infos sur nos musiciens ?

Tout d’abord, sur Sylvain KASSAP :

Saxophoniste, clarinettiste et compositeur aux pratiques variées allant du free jazz aux musiques improvisées, contemporaines, urbaines ou traditionnelles d’Europe centrale, Sylvain Kassap commence dès le milieu des années 70 aux côtés de Michel Portal, John Surman, Barre Philips, Bernard Lubat, François Tusques… Par la suite, il croisera Louis Sclavis, Evan Parker, Sam Rivers, Hamid Drake, Han Bennink, Steve Lacy, Jacques Di Donato, Jean-Pierre Drouet, Anthony Ortega, Gian Luigi Trovesi, Tony Hymas, Okay Temiz…

En 1987, en compagnie de Claude Barthélémy, Didier Levallet, Jacques Mahieux, Gérard Marais et Henri Texier, il prend part activement à la fondation du collectif Zhivaro, sorte de force d’intervention musicale et poétique qui n’hésite pas à s’engager sur le terrain politique lors de concerts contre le fascisme, par exemple, et qui s’auto-dissoudra en 1997.
Ouvert à tout type de rencontre, on a pu l’entendre improviser aux côtés de comédiens (Jacques Bonaffé, Denis Lavant, Didier Sandre…), d’écrivains (François Bon, Jacques Darras, Bernard Chambaz, Ludovic Janvier…), de manipulateurs électro-acoustiques (ériKm, Christian Sébille, Thierry Balasse…), dans un hommage remarqué à Robert Wyatt (avec John Greaves, Karen Mantler et Dominique Pifarély), au sein du Trio de Clarinettes (avec Armand Angster et Jean Marc Foltz), avec le East-West Collective de Didier Petit, ou à la tête des formations qu’il dirige (dans lesquelles on aura pu entendre Yves Robert, Bruno Chevillon, Michel Godard, Claude Tchamitchian, Christophe Marguet, Hélène Labarrière, Didier Petit, Edward Perraud, Émilie Lesbros, Sylvain Darrifourcq…).
Parallèlement, il interprète le répertoire moderne (Stravinsky, Varèse, Webern…) et contemporain (Aperghis, Bério, Cage, Stockhausen…) de la clarinette, en tant que soliste ou dans divers ensembles (Ars Nova, Accroche Note et surtout Laborintus, qu’il co-dirige depuis 1993 avec la harpiste Hélène Breschand). Il crée aussi des œuvres de compositeurs tels que Bernard Cavanna, Luc Ferrari, Luis Naon, Jonathan Pontier, Jacques Rebotier, François Rossé…
Compositeur éclectique, principalement autodidacte, il a écrit depuis le début des années 80 une quarantaine de musiques pour le théâtre (Les Fédérés, Viviane Théophilidès, Marie Noel Rio…), la danse (François Raffinot, Odile Duboc, Olivia Grandville, Jackie Taffanel…), le cinéma (Jean Marbeuf, Claude Othnin-Girard, Jean Breschand…) ou la télévision (Philippe Triboit, Patrick Legall, Daniel Merlet…). Depuis les années 1990, il développe une écriture résolument contemporaine, dans un premier temps influencée par Luciano Berio et Franco Donatoni, puis plus personnelle.
Il a participé à de nombreux enregistrements, et publié une douzaine de disques sous son nom. Il a également enregistré plus de 20 CD pour la collection Livres Lus (pour enfants) de l’École des Loisirs.
http://www.maitemusic.com/Sylvain-Kassap?lang=fr

Quant à Benjamin DUBOC :
Contrebassiste, improvisateur et compositeur, Benjamin Duboc a collaboré avec un grand nombre de musiciens de free jazz et de musique improvisée ; il compose de la musique électro-acoustique pour la danse, le théâtre et l’image.
Il a joué notamment avec Jean-Luc Guionnet, Edward Perraud, Tom Chant, Gaël Mevel, Bertrand Denzler, Michel Doneda, Oliver Lake, Didier Lasserre, Stéphane Rives, Joëlle Léandre, Henry Grimes, Roy Campbell, Jean-Luc Cappozzo, Eric Zinman, Jobic Le Masson, Sunny Murray, Daunik Lazro, Itaru Oki, Hasse Poulsen, Makoto Sato, Rasul Siddik, Christine Wodrascka, Hilary Jeffery, Jack Wright, Jean-Luc Petit, le poète Steve Dalachinsky, Christian Pruvost, Sylvain Guérineau, Alexandra Grimal, Julien Desprez, Julien Loutelier, Don Moye, Nicole Mitchell, Harrison Bankhead, Hamid Drake…
http://benjamin.duboc.free.fr/

Et enfin, à propos de Todd CAPP :
Batteur originaire de New-York, où il vit actuellement downtown, Todd Capp y a grandi en voyant jouer des musiciens commeMonk, Miles Davis, Mingus et Coltrane, mais c’est à l’Université de Chicago qu’il commence la batterie. Il joue en parallèle le blues dans les caves du South Side, tout en intégrant les approches novatrices de l’Association for the Advancement of Creative Musicians (AACM). Il fait ainsi ses armes avec Roscoe Mitchell et Lester Bowie, enregistre avec Anthony Braxton, et fait, en l967, un premier concert avec un collectif où figure notamment le futur directeur de l’AACM, Douglas Ewart.
Revenu à New York, il joue avec Denman Maroney, Clyde Cotten’s Kwanzaa Ensemble, et avec son Improvising Orchestra, pilier de la génération “loft” avec William Parker, Jason Hwang et Roy Campbell.
Il joue dans de nombreuses formations, reçoit, en 1980, la bourse Meet the Composer, mais suite notamment à plusieurs tournées annulées en Europe, il cesse de jouer, et ouvre, en 1985, une galerie d’art à East Village, exposant des artistes commeTony Fitzpatrick, Joe Coleman, David Butler…
Un duo improvisé avec Rashied Ali, le dernier batteur de John Coltrane, lui fait reprendre les baguettes à partir de 2000. Il joue notamment en France avec l’Open Jazz Quartet, à New-York avec le John Hagen trio, le Joe Giardullo’s Language of Swans et le Prix Nobel de chimie Roald Hoffman…
Il poursuit une collaboration au long cours avec Bryan Eubanks et Andrew Lafkas, dont le projet Oceans Roar 1000 Drumstourne à Berlin et sur la Côte Est. En 2013, il crée le Todd Capp’s Mystery Train, ensemble d’improvisations electro-acoustiques inter-générationnel, mêlant free jazz, minimal drone et dream pop.
Ces dernières années, il joue également à New-York avec Connie Crothers, Simone Wiessenfels, Per Gardin, en Allemagne avec Hannes Buder, et à Paris avec Sylvain Kassap, Benjamin Duboc ou encore le poète new-yorkais Steve Dalachinsky.
http://www.toddcappmusic.com/

Alors, en attendant de rencontrer les chanteurs, poètes, comédiens, artistes-peintres, pour une exposition éphémère, les danseurs, les plasticiens que l’on aime, venez donc profiter de ce temps de partage privilégié entre groupe artistique et spectateurs…  comme « à la maison ».

C’est un honneur d’être accueilli avec des musiciens new-yorkais et de pouvoir les écouter dans un cadre intime ; Alors, pour un soir, St-Maurice, cet « Upper East Side » de Lille (voir carte ci-dessous), deviendra-t-il Brooklyn ?

Lille's Upper East Side !

Lille’s Upper East Side !

 

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Publié par le septembre 12, 2016 dans Actualité du Quartier

 

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