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Quand la Brasserie du Coq Hardi était rue de la Louvière…

17 Fév

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Nombreux ont été ceux et celles d’entre vous, chers Lecteurs et Lectrices des articles de ce blog, qui ont réagi suite à la lecture des confidences de Jean-Marie Gydé ; qu’ils en soient ici remerciés vivement . Le suivi de ce blog est notre récompense…

Beaucoup d’entre vous ont tenu à nous faire part de leur vif intérêt pour ces anecdotes insolites et/ou inattendues ; certains, par ailleurs, nous ont toutefois signalé qu’ils avaient été quelque peu « frustrés » de n’avoir pu approcher que sommairement les locaux de la Brasserie du Coq Hardi sans pouvoir, de ce fait, se rendre compte réellement de ce à quoi cette Brasserie pouvait bien ressembler avant sa démolition, nous précisant, au passage, que quelques nouvelles anecdotes – dans le style de celles déjà racontées – seraient aussi particulièrement bienvenues…

Une nouvelle rencontre avec mon complice, Jean-Marie, fut donc organisée sans délai…  Vous allez pouvoir en juger ci-dessous, je ne suis pas revenu tout à fait bredouille de cette expédition (….. à Pellevoisin, puisque Jean-Marie y demeure !).

Voici donc, tout d’abord, quelques nouvelles photos susceptibles de satisfaire la (légitime) curiosité de celles et ceux d’entre vous, restés sur leur faim précédemment.

Entrons donc dans les entrailles de la bête

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Il s’agit ici d’une pochette publicitaire distribuée alors par la Brasserie du Coq Hardi (indépendamment des articles publicitaires, il y avait aussi – avant nos actuelles cartes de fidélité – un système de points donnés aux clients lors de leurs achats ; tant de points donnait droit, par exemple, à des couverts, des torchons etc…

ouvrier et enfant CH

A droite, un des chauffeurs-livreurs de la Brasserie (Georges Norro) en train de rouler une cigarette ; l’enfant est Francis Gydé (frère cadet de Jean-Marie) : il imite son papa en faisant semblant de contrôler le chargement du camion ! La scène doit remonter à 1948 ; Francis avait alors entre 6 et 7 ans…

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La cave de fermentation : c’est à dire l’endroit où le moult (résidu de grain) est placé en vue de sa fermentation pour produire un jus qui sera encore bien travaillé, à travers diverses autres étapes, avant que l’on obtienne la bière

ordinateur CH

Ceci est un ordinateur (certains modèles étaient même, alors, nettement plus volumineux que celui-ci (qui avait coûté bien cher et était déjà un modèle jugé, à l’époque, peu encombrant !!!

vue plongeante CH

On aperçoit ici la partie la plus haute d’un monte-charge ; les camions arrivaient dans la cour de la Brasserie pour y livrer du malt ; celui-ci était déchargé, au rez de chaussée, dans un immense bac dans lequel une chaîne à godet passait afin d’amener ce malt dans des silos situés juste en dessous du toit vu sur cette photo.

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La salle de brassage : en haut de l’escalier, on aperçoit un immense filtre

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A l’origine de la construction du bâtiment vu sur cette photo, on n’avait, dans un premier temps, bâti que l’ossature (poutres verticales et, horizontalement, uniquement les planchers et plafonds) afin de permettre de faire rentrer dans ce bâtiment les gigantesques cuves nécessaire au processus de fabrication de la bière ; ensuite seulement, on terminait la construction par un « complément » de mur ! Lorsque l’on démolit la Brasserie, l’on démolit en premier ce « complément afin de permettre, cette fois, l’extraction de ces cuves….

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Aperçu d’une des cuves en cuivre présentes dans la Brasserie du Coq Hardi (des cuves de toute beauté !)

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Sur la gauche, les anciennes écuries ; dans le bâtiment sur la droite, on lavait les fûts et on les remplissait.

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Cette phot permet de se rendre compte du volume de tous ces bâtiments (N’oublions pas qu’une fois cette Brasserie détruite, sur le terrain ainsi libéré, on a pu construire une vaste résidence de plus de 200 appartements !

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Vue aérienne : on aperçoit les fûts en attente de chargement.

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A un moment donné de son existence, la Brasserie du Coq Hardi ne s’est plus contentée de livrer de la bière et toutes les autres boissons, elle a en effet crée un cas-boissons, permettant ainsi, dans ses locaux, une vente à emporter.

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A l’arrière-plan, on aperçoit la partie intérieure de la résidence située à l’angle des rues de la Louvière et des Vicaires. Sur la photo précédente, on distingue même, en plus, certaines maisons de la rue des Vicaires !

Garage CH Bis

Sur cette photo, comme sur la suivante aussi, d’ailleurs, nous pénétrons dans le garage de la Brasserie ; il faut ici entendre le mot « garage » dans ses deux sens, à savoir, à la fois un lieu où l’on gare un ou des véhicules mais aussi celui où on les répare.

garage CH

Ici, l’aspect « réparation et entretien des camions » apparait plus nettement

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Étiquette pour les bouteilles de bière Coq hardi Bock

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La batterie pesait….une tonne

A l’époque où l’on parle de « l’électrique, pour les véhicules, comme en étant à ses balbutiements, il est à noter que les premiers camions acquis par la Brasserie du Coq Hardi furent …. des véhicules électriques (de marque SOVEL) ; or, cela ne remonte pas à hier ! Mais il faut reconnaître que des progrès ont été réalisés entre-temps puisque, alors, la batterie pesait …. une tonne ! Et l’on avait en ce temps-là des pneus pleins (avec des bandages : une roue de fer avec une toile en caoutchouc autour !) Sur les pavés, vous imaginez, ça faisait un bruit terrible… Par la suite, on a mis des pneus « normaux » mais seulement à l’avant : les manœuvres, pour tourner, notamment, restaient fastidieuses, en dépit de ce « progrès » !

Il se prénommait « Henri »

Détail qui est  encore revenu à la mémoire de Jean-Marie, à propos de l’élevage des porcelets pendant la guerre : un ouvrier avait été engagé tout spécialement pour s’en occuper, il se prénommait « Henri » et ses collègues le taquinaient gentiment. en l’appelant « Henri COCHON ». On les élevait jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur poids d’adulte ; ils étaient tués le samedi (cela permettait de mettre la viande en salle froide et de la laisser reposer) ;le dimanche ou le lundi, on débitait la bête et on faisait le partage selon les modalités que je vous ai exposées précédemment.

Le père de Jean-Marie parlait flamand ce qui a permis de pouvoir parler avec les Allemands et de, parfois, les attendrir, et souvent, de les … rouler !

Cela ne manquait pas, alors, de créer un beau désordre

Encore à propos des chevaux, les membres du personnel ne manquaient pas d’humour et, parfois, se faisaient entre eux une farce, pour rompre la monotonie du train-train quotidien ; ainsi, par exemple ils  inversaient parfois  l’ordre habituel des chevaux au sein d’un attelage – l’attelage étant en effet ici composé de deux chevaux – en attelant donc à droite le cheval qui devait se trouver à gauche, et vice-versa pour le second. Cela ne manquait pas, alors, de créer un beau désordre, les deux chevaux, totalement désorientés, n’obéissant plus désormais logiquement à l’ordre du cocher, ce dernier n’arrivait même plus, de ce fait, à sortir de la Brasserie, les chevaux semblant soudainement être devenus totalement fous et incontrôlables !

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2 réponses à “Quand la Brasserie du Coq Hardi était rue de la Louvière…

  1. Philippe Brackman

    août 1, 2015 at 10:17

    Que de nostalgie ! Mon grand-père a travaillé à la brasserie jusqu’à sa mort en 1967. Je me souviens des grandes écuries, car la bière était livrée par des charrettes hippomobiles et également des camions à énergie électrique.

     
  2. yves

    août 24, 2017 at 6:58

    Souvenir d’enfance : le liivreur du coq hardi qui arrivait avec sa charrette hippomobile. Son facies longinile reflétait par mimétisme la tête du cheval tirant la cariole et provoquait notre hilarité.. Est ce que j’ai rêvé ou la petite bière (pils) du coq hardi se retrouvait sur les tables de cantine d’école ? Autre temps, autres moeurs mais nous avions droit au verre de bière coq hardi à la table familiale.j’habitais rue Faidherbe à la Madeleine, non loin de la rue dela louvière.

     

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