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Rencontre avec un « Ancien » du Coq Hardi

24 Jan

Chose promise, chose due, je reviens donc vers vous pour quelques anecdotes concernant la Brasserie du Coq Hardi, en compagnie d’un « Ancien » de cette Brasserie, Jean-Marie Gydé, photographié ci-dessous…


Pour lui, la Brasserie du Coq Hardi a effectivement entendu son premier cri…

J’ai donc finalement rencontré Monsieur Jean-Marie Gydé – Jean-Marie, pour moi et bientôt aussi pour vous aussi, peut-être – qui, comme il me l’a dit d’emblée, connait la Brasserie du Coq Hardi depuis très longtemps bien avant qu’il n’ait commencé à y travailler (en 1953) ….. puisqu’il y est né (en 1931) ! En effet, son père, avant lui, travaillait déjà pour cette Brasserie en tant que concierge et y bénéficiait, avec son épouse, d’un logement de fonction ; Jean-Marie ne nous avait donc pas menti, pour lui, la Brasserie du Coq Hardi a bien entendu son premier cri ! Pour la petite histoire, son grand’père paternel était déjà employé par la dite Brasserie. Jean-Marie devenu enfant, une fois les salariés partis, lorsque les lieux devenaient déserts, . ils se transformaient pour lui en une immense et variée aire de jeu dans laquelle ce jeune lillois pouvait devenir un héro, investissant sans limite la place pour y jouer et laisser aller son imagination dans ce décor rêvé pour un gamin épris d’aventures et de vastes espaces…

BCH façade

La Brasserie du Coq Hardi, 45 de la rue de la Louvière, vue de l’extérieur (et dans le sens de la descente de la rue de la Louvière vers la rue du Faubourg de Roubaix)

Durant les quelques heures qu’a duré notre entretien à bâtons rompus, je me suis efforcé de ne pas couper Jean-Marie, ou alors, parfois, un minimum, car, au début, tout se bousculait dans sa tête et il ne savait pas par quoi commencer ; mais, au bout de très peu de temps, tout est devenu limpide et les souvenirs se sont précisés, l’un en amenant souvent un, voire plusieurs autres, tous plus cocasses et intéressants les uns que les autres ; au cours des premières minutes du récit de Jean-Marie, son épouse nous apporta divers albums photos ainsi qu’un paquet de photos non triées ; tout en écoutant Jean-Marie et en prenant quelques notes, afin d’être sûr de ne pas laisser perdre les précieux renseignements fournis par lui, j’ai fait un tri parmi ces photos afin que les » élues « puissent servir de support à Jean-Marie et l’inspirer. On se serait cru à une séance de voyance tant la vue de ces photos déclencha bon nombre de remontées de souvenirs.

Nous nous étions fixés de le laisser partir dans toutes les directions , sans le respect d’une quelconque chronologie ou d’une hiérarchie parmi ces résurgences du passé, le maître mot étant uniquement de faire revenir à la surface des détails, des anecdotes inattendus…

Avant de nous quitter, nous avons pu faire une petite synthèse de tout ce qui avait été dit et nous sommes tombés d’accord sur le fait que je vous livrerai d’abord des anecdotes concernant une période antérieure à ma propre arrivée au Coq Hardi (laquelle remonte à 1977) et même à ma naissance (1949).

Et maintenant, sans plus tarder, place aux confidences de Jean-Marie…

102_0528

L’ensemble immobilier (la Résidence du Parc Monceau) 45 à 49 rue de la Louvière, bâti sur l’emplacement de l’usine de la Brasserie du Coq Hardi, suite à sa démolition au début des années 80 (photo prise à peu près du même point que la précédente)

Numériser0171

Cour intérieure de la Brasserie. Si on a une bonne vue, on aperçoit, sur le mur derrière le camion, de superbes vitraux représentant le Coq …. si Hardi (sinon, il suffit de regarder les photos ci-dessous !).

Vitrail Coq Hardi 3

Aperçu du fameux vitrail avec le célèbre Coq Hardi !

Vitrail Coq Hardi 2

Vitrail avec le Coq isolé …. mais plus Hardi que jamais !

Vitrail Coq Hardi 1

Des quelques vitraux originaux représentant le célèbre Coq – et qui étaient présents dans la Brasserie – il ne reste malheureusement, à ce jour, que deux exemplaires, l’un détenu par la société Brasserie du Coq Hardi et l’autre donné par cette dernière au restaurant Le Coq Hardi, 44 Grand’Place à Lille qui l’a d’ailleurs intégré à son décor.

vitrail nord eclair

Coupure de presse (Journal Nord Eclair, numéro 141) à propos de ce vitrail !

BCH 2 livreurs

Un camion de la Brasserie avec deux employés (un livreur et un chauffeur-livreur) On s’écriait, en les voyant arriver, « Tiens, v’là les Brasseurs ! »


BCH remorque

Une remorque (tirée par des chevaux) avec le célébre Coq, plus « hardi » que jamais !

BCH Chevaux

Ah, le fier attelage…..

Numériser0180

Avec les célèbres pavés du Nord, il valait mieux avoir bien calé son chargement !
On notera les pneus, utilisés pendant la guerre, et non plus des roues en bois

Chevaux château d'eau

En arrière-plan, l’ancien Château d’eau qui donnait à la fois sur les rues de la Louvière et du chevalier français

La grande complicité de ces hommes…

Grève 1936

Piquet de grève en 1936
(à l’extrème-droite, Emile Gydé, grand-père paternel de Jean-Marie)

Grève 36 gros plan

Orchestre improvisé durant la grève de 1936 !
(2éme en partant de la droite, en chef-d’orchestre improvisé, Raymond Gydé, père de Jean-Marie)

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On retrouve, quelques décennies après, les lieux investis par le personnel, en 1936 (à noter que la porte non grillagée, à droite, fut celle du logement de fonction des parents de Jean-Marie)

BCH portail coulissant

Le portail coulissant en bois, côté rue de la Louvière (donc à l’opposé de l’entrée visible sur la photo de l’usine, au début de cet article  ; photo prise à l’époque de la démolition de la Brasserie (ce qui explique l’état du portail !)

   J’appris ainsi qu’en 1936,alors que la grève générale – dont nous avons tous en mémoire le souvenir – paralysait le pays, celle-ci fut aussi suivie à la Brasserie du Coq Hardi. Les deux photos ci-dessus ayant traversé les décennies, elles ont pu ainsi venir immortaliser cette page oh combien importante de l’histoire de notre pays ; on voit ainsi regroupés à la fois devant la porte coulissante en bois et celle – à gauche sur de chacune de ces photos – de ce qui fut le logement de fonction (évoqué ci-dessus) des parents de Jean-Marie, l’ensemble du personnel ainsi que, curieusement, un des patrons de l’usine ! La deuxième photo est très révélatrice du climat détendu – pour ne pas dire joyeux – de cette grève à la Brasserie qui, paradoxalement, n’y fut pas dure mais reflétant la grande complicité de ces hommes et…. leur décontraction : patron et salariés attendaient, avec des attentes différentes, la suite des événements, dans une ambiance néanmoins résolument bon enfant. On  aperçoit ainsi, sur ce second cliché, au moins deux salariés en train de jouer d’un instrument de musique (notamment accordéon et trompette) ; je dis en effet « assez paradoxalement » car les quelques autres grèves qui eurent lieu à la Brasserie du Coq Hardi, avant et après celle de 1936, eurent cela en commun d’être toutes assez dures et tendues.  Or, en 1936, il ne s’agissait pas d’un grève sectorielle mais simplement du fait de suivre un mouvement général national, pourtant porteur d’espoirs si intenses (dont la quasi-totalité se concrétisa)….

   On peut constater, à l’examen de la photo suivante (prise au cours des années 70), que, plusieurs décennies après 1936, les lieux n’avaient guère changé et qu’on aurait pu alors y faire aisément une reconstitution, avec des figurants, de ce piquet de grève !

Ils rentraient par l’oreille leur progéniture…

   Il fut particulièrement inattendu d’entendre parler de diverses réactions des enfants durant la seconde guerre mondiale ; heureuse période que celle de l’enfance,…  Au milieu des horreurs de la guerre, ces chérubins, bravant les dangers, s’amusaient, immédiatement après chaque bombardement, à se rendre sur les lieux  et à y compter les vitres cassées suite au lâcher de bombes qui venait  d’avoir lieu quelques minutes auparavant ! A d’autres moments, ils se glissaient en queue d’un défilé de soldats allemands ; celui-ci, dans notre quartier, étant ouvert par un gradé à cheval, un officier allemand, du nom de Matthusen, lequel avait réquisitionné l’immeuble situé à coté de la Brasserie du Coq Hardi, au numéro 43 ; détail piquant, il était si petit qu’il était incapable de monter sur son cheval sans l’aide d’un petit banc ; cette façon d’arriver à chevaucher sa monture avait pour don de déclencher plus d’un sourire en coin parmi les ouvriers brassicoles qui n’osaient pas manifester plus extérieurement leur sens de l’humour, par peur de représailles de la part des autorités occupantes ! Quand les parents de ces garçonnets assistaient à ce genre de loisir, ils rentraient par l’oreille leur progéniture, les tançant, en leur intimant l’ordre de ne plus se mêler à l’ennemi et leur balançaient une claque ou un grand coup de pied dans les fesses, pour prix de leur dérive et de leur « coopération » avec l’ennemi…. En revanche, ceux dont les parents n’avaient pas vu ce « débordement » continuaient alors seuls cette folle « promenade », apportant un  renfort aussi inattendu que débridé aux troupes d’occupation.

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Le cheval, meilleur ami de l’homme …. et du travailleur !

Un stratagème qui permit d’adoucir quelque peu les rigueurs de la guerre…

   Autre anecdote savoureuse : chacun sait que cette période de guerre fut souvent synonyme de privations en tous genres, notamment alimentaires ; ainsi, il était difficile, pour ne pas dire parfois impossible, de s’approvisionner en viande ; or, la Brasserie du Coq Hardi, de par son activité de vente de sa bière, bénéficiait d’un large réseau de distribution assurée par ses chauffeurs-livreurs ; direction et membres du personnel avaient donc mis au point un stratagème qui permit d’adoucir quelque peu les rigueurs de la guerre ; il fut convenu que les livreurs ramèneraient de leurs tournées dans les campagnes avoisinantes des porcelets achetés aux fermiers des villages desservis ; pour ce faire, les livreurs dissimulaient au milieu de leur chargement les jeunes bêtes, derrières les vidanges (les fûts vides rendus, en échange de pleins, au garçon-brasseur par ses clients) ;  une fois les jeunes porcs arrivés à la Brasserie, ils étaient cachés dans ses caves et nourris avec de la drêche (résidu de l’orge fermentée utilisée pour la fabrication de la bière) ; une fois arrivées à maturité, les animaux passaient entre les mains d’un boucher complice ; les pièces de viande ainsi obtenues étaient alors réparties, de façon très  très égalitaire, entre tous ceux travaillant à la Brasserie du Coq Hardi,  membres du personnel et Direction, avec comme seul critère pris en compte celui du nombre de personnes vivant au foyer de chacun d’entre eux…

Cette astuce fit bientôt des émules et les religieuses qui tenaient une maison de retraite à La Madeleine (et qui étaient en bons termes avec la Brasserie du Coq Hardi) vinrent bientôt lui demander  de leur fournir quelques porcelets afin, elles-aussi, de les engraisser et ainsi de disposer de viande durant cette période de disette.

L’âne aurait suffi seul à cette mission

A propos de ces mêmes  religieuses, une autre anecdote refit alors surface à la mémoire de Jean-Marie : elles envoyaient régulièrement un  pensionnaire de leur maison de retraite chercher de la drêche à la Brasserie ; pour ce faire, ce retraité s’y rendait avec une charrette tractée par un âne ; le brave homme arrivait généralement (et volontairement..) avant que les opérations de brassage n’aient été suffisamment avancées pour que la drêche fût disponible et, en attendant,  consommait sur place moult bières, son âne n’étant pas en reste, puisqu’il dérobait parfois au passage une bouteille et, par un talent qui n’appartenait qu’à lui, la vidait d’un seul trait en la levant, sous le regard des employés hilares, ébahis par tant d’adresse ; lorsque la drêche était enfin disponible, les salariés la chargeaient dans la charrette puis la bâchaient ; ensuite, l’un d’entre eux plaçait son vélo au dessus de la bâche, l’asseyait à l’avant de la carriole et se mettait à ses côtés afin de ramener indemnes cocher et charrette à La Madeleine ! En fait, l’âne aurait suffi, seul, à cette mission tant il connaissait par cœur son chemin : il suivait méthodiquement et scrupuleusement les rails du tramway de la ligne V et ne voulait s’en détourner à aucun prix Décidément, ça n’est pas pour rien que l’on dit : « têtu comme un âne » !

Nous avons parlé de ces chevaux utilisés par la Brasserie du Coq Hardi mais nous serions incomplets si nous ne parlions pas, maintenant, de leurs remplaçants durant la guerre  39-45.

Image (11)

En effet, en ses temps d’hostilités, lorsque la maladie, la vieillesse ou la mort touchaient l’un ou l’autre des chevaux de la Brasserie, il fallait alors trouver une solution de remplacement ; en temps de paix, il aurait suffi simplement d’en acheter un autre, en remplacement du « défaillant » ; en temps de paix, oui, mais en temps de guerre, on n’en trouvait guère sur le marché, même à prix d’or ; aussi, l’on en vint vite à la conclusion qu’il suffisait tout bonnement de remplacer le cheval par…le bœuf ! Aussitôt dit que fait… Un salarié de la Brasserie fut même spécialement affecté au dressage de chaque nouvelle « recrue » et, principalement, à l’apprentissage de la façon de tourner, il les dressait à cet effet, non sans mal ; chaque bœuf apprenait ainsi laborieusement son nouveau « métier » autour d’un tronc d’arbre, dans la cour de la Brasserie ! On coupa les cornes du premier bœuf afin d’éviter qu’il ne risque de blesser quelqu’un (par la suite, ces bœufs ne subirent plus cette « amputation », s’étant en effet montrés particulièrement pacifiques et coopératifs…).

Allez savoir pourquoi, on donna le nom de Mouton au premier bœuf « embauché » !

L’attelage « nouvelle version », ainsi constitué de deux bœufs, avait (presque) fière allure et rencontrait à tout coup, au cours de ses tournées, un franc succès auprès de badauds, témoins de cette scène presque surréaliste !

Image (12)

Notons au passage que d’autres attelages improbables et tout aussi surréalistes ont pu aussi, dans le passé, être aperçus dans les rues de Lille !

Mise à jour :

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18 réponses à “Rencontre avec un « Ancien » du Coq Hardi

  1. schepens

    février 13, 2014 at 9:58

    Magnifique reportage!!! merci pour ce très beau retour dans le passé! vraiment un très bravo pour ce que vous faites! je suis fan de voir cette évolution en voyant ces anciennes photos; Vraiment un très grand merci!

     
    • jmlille59

      février 20, 2014 at 9:55

      Merci pour ce gentil commentaire , cela m’incite à continuer ma modeste contribution à ce blog…

       
  2. thomas jean luc

    février 19, 2014 at 10:03

    beau reportage un frai retour dans le temps
    pour info mon grand pere et mon papa ont travaille chez coq hardi et moi un fanatique collectioneur objet depuis des années

     
    • jmlille59

      février 20, 2014 at 10:08

      Votre réponse a été une très bonne surprise pour moi car, si j’ai fait cet article pour tout le monde, j’avais aussi le secret espoir que des membres du personnel, actifs ou retraités, de la Brasserie du Coq Hardi, mais aussi leurs descendants, lisent mon article et y trouvent du plaisir.
      N’hésitez pas à me contacter si vous avez des objets ayant un rapport avec le Coq Hardi, si vous m’en envoyez une photo, je me ferai alors un plaisir de l’insérer dans un nouvel article qui fera suite à ce que j’ai déjà publié à propos de la Brasserie du Coq Hardi. Dans l’immédiat, bonne journée à vous.

       
  3. morgane

    mars 2, 2014 at 1:59

    Bonjour, quel beau travail! pour être l’une de ses nombreuses petites fille, je sais que mon papy et une source intarissable d’anecdote et de plaisanteries! néanmoins je me permet de poster ce commentaire pour vous faire remarquer que dans les légendes des photos sur les piquets de grève de 1936 vous précisez, sur la première que le père de Jean-Marie se nomme Émile et sur celle juste en dessous qu’il s’appelle Raymond…?!cordialement.

     
    • jmlille59

      mars 3, 2014 at 3:43

      Bonjour Morgane, un grande merci pour votre commentaire qui est une aide en vue d’être le plus exact posssible. Comme la personne désiignée sur la 1° photo sur le piquet de grève de 1936 et celle, sur la seconde ne forment pas une seule et unique personne (on voit d’ailleurs qu’elles ne sont pas de la même génération), il ne peut donc s’agir effectivement, dans les deux cas, du père de Jean-Marie Gydé et vous avez donc bien vu juste dans votre remarque ! Sans doute est-ce le père de Jean-Marie Gydé, sur la première, et son grand-père, sur la seconde. Je vais toutefois me rapprocher de votre grand-père afin qu’il tranche la question. J’opérerai ensuite la rectification (dans l’immédiat, j’ai noté le nom et le prénom de chacun de ces deux protagonistes, sans e préciser le lien de parenté avec votre grand-père…).

       
  4. gyde

    mars 7, 2014 at 5:19

    Nous avons lu ma femme et moi ce beau reportage car si nous habitons maintenant le Pas de Calais notre jeunesse s’est passée rue de la Louvière.Je suis le frère de Jean Marie et comme lui je suis né à la brasserie en 1935 que j’ai quitté en 1959 pour épouser ma femme qui habitait…….la brasserie de la Louvière c’est à dire la brasserie Maê.s depuis 1945.Je suivrai avec intéret les autres reportages

     
  5. Regien née Gyde veronique

    mars 7, 2014 at 6:15

    Bravo pour l’interview et pour ces belles photos .
    Cela permet de revivre un peu ,l’histoire d’une ville , d’une époque et surtout celle de notre famille .

     
  6. Véronique Gyde

    mars 7, 2014 at 6:25

    superbe reportage ! mon mari est le petit fils de Raymond Gydé et le filleul (neveu) de Jean-Marie ! Quelle belle rétrospective et quelle émotion de revoir les lieux de sa petite enfance ! parole de ch’ti expatrié à Rouen

     
  7. Debtibo

    mars 16, 2014 at 10:58

    Excellent ! Je découvre le blog ce soir et apprend des trucs !

     
  8. Boterdael Alain

    août 30, 2014 at 11:25

    Je découvre ton blog et mes souvenirs remontent, j’espère que tu vas bien ainsi que ta famille.trés beau blog et très bons souvenirs .
    Alain Boterdael

     
    • jmlille59

      novembre 3, 2014 at 3:04

      Bonjour Alain ; merci pour ton gentil mail qui nous a touchés, Jean-Marie et moi.. En fait, avec le recul, ces articles sur la Brasserie du Coq Hardi ont intéressés tant les anciens de notre Brasserie que les habitants du quartier ! Nous espérons que, toi aussi, tu vas bien. Si tu possède, par hasard, des photos sur la Brasserie du Coq Hardi, ce serait gentil de nous les communiquer, cela pourrait en effet servir de base pour une suite aux articles déjà publiés sur le sujet. D’une façon générale, nous sommes intéressés par des photos sur Lille, remontant à plusieurs de dizaines d’années en arrière. Nous espérons que ta retraite se déroule bien. Cordialement. Jean-Marie et Jean-Michel

       
  9. Gilles

    octobre 2, 2014 at 4:15

    Jean michel c’est fameux j’étais passé à coté de cet article .

    beste dank

    gilles LESAY

     
  10. Alain BERTAUT

    avril 17, 2015 at 7:55

    Collectionneur, passionné par les brasseries de LILLE (voir mon site). Je présente brièvement quelques brasseries lilloises sur une page dédiée sur mon site web.
    Bravo et merci pour ce partage, les photos superbes !
    Je me demande si les super vitraux ont survécu quelque part !

     
  11. Delhaye rené

    juillet 8, 2015 at 7:35

    J’ai travaillé à la brasserie du coq hardi , 45 rue de la Louvière.de 1971 à 1973. Époque ou Mr Scrive faisant parti du personnel,avec Mr Marquant qui lui venais de la brasserie Freteur.Nous avions meme créé une equpe de football avec comme entraineur Jean Claude Hannocq.

     
  12. Philippe 1954

    août 4, 2015 at 11:34

    Quel pincement au cœur en lisant tout ceci. Mon grand-père a travaillé au Coq Hardi de 1952 à 1967. il était tonnelier. Il est décédé en allant travailler un matin d’hiver.

     
  13. delacoriomeleinedansmonvitriol

    décembre 16, 2015 at 12:26

    Bonjour, ayant grandi Avenue des Lilas et rue Saint-Gabriel(mon grand-père et mon père étaient les médecins du quartier) j’aurais pu connaître ce lieu si je n’étais pas né…un peu tard! Cependant je connais très bien le quartier, et je vois sur les photos que la maison la plus proche encore debout à gauche de l’usine est celle d’amies d’enfance de ma grande soeur. Je prépare un fanzine sur le quartier Saint-Maurice(surtout les alentours directs de la rue Saint-Gabriel), et je cherche des renseignements sur l’Imprimerie Polonaise de la rue des Jardins Caulier, n’hésitez pas à me contacter si vous avez des idées de contacts ou des infos!

     

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